Certains Algériens disent :
« Le peuple algérien n’avancera jamais. Il est trop borné, impoli et ne respecte rien. »
Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais bizarrement, ces personnes qui critiquent les autres sont elles-mêmes les représentants de ce peuple qui, selon elles, empêche d’avancer.
Tous ceux qui ont proféré un jour cette analyse pleine de sagesse ont souvent un comportement anarchique, similaire à celui qu’ils accusent d’empêcher l’évolution de la société algérienne.
Ce que je comprends, c’est qu’ils se critiquent eux-mêmes. Ils possèdent donc, en théorie, un sens de l’autocritique très développé. Mais le problème est qu’ils ne se rendent même pas compte qu’ils se critiquent eux-mêmes.
Je ne suis pas psychanalyste, mais n’est-ce pas cela que nous appelons le déni ?
Wikipédia (Déni) :
L’acte de déni refuse de prendre en compte certaines perceptions : un fragment, parfois important, de la réalité se voit totalement ignoré. La personne qui dénie se comporte comme si cette réalité n’existait pas, alors qu’elle la perçoit.
J’en conclus qu’il existe des citoyens qui se jugent supérieurs à d’autres et qui n’ont jamais, bien évidemment, cherché à comprendre réellement les problèmes de notre société. Ce qui est normal, car ils savent pertinemment que s’ils poussent la réflexion un peu plus loin, ils se rendront compte que tout le monde est concerné, y compris eux.
« Être concerné » est sans doute l’une des idées qui font le plus peur dans notre société. Car cela voudrait dire qu’il faut devenir adulte et prendre en charge ses propres comportements.
C’est évidemment moins confortable que de rejeter la faute sur « el cha3b ».
Alors, mes chers concitoyens qui vous reconnaissez dans ce cas de figure, la prochaine fois que vous serez face à un miroir, méditez cette citation bien connue de Mahatma Gandhi :
« Soyez le changement que vous voulez voir dans le monde. »
Sinon, évitez de remettre la faute de votre « triste sort » sur autrui.
La différence entre le con et l’ignorant est simple :
le con ne reconnaît pas l’évidence.
Laubodile

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