Prémices de la folie

Bonjour, je me présente (encore).

Je suis ce que je suis.

J’essaie d’évoluer tant bien que mal dans un monde qui, lui aussi, semble essayer tant bien que mal de m’en empêcher. Le combat était joué d’avance. J’étais censé perdre.

Mais un jour, par folie ou par maladresse, j’ai décidé de gagner.

J’ai décidé de vivre.

Et pour vivre, il fallait accepter tout ce qui se mettait sur mon chemin : les autres, Dieu, la nature.

Personne sur cette planète ne semble vouloir me laisser en paix.

Ils sont tous d’accord sur une chose :
la paix n’existe qu’au moment de la mort.

Entends-tu ce bruit assourdissant ?

Tu l’entends ?

Bien sûr que tu l’entends.

Le murmure.

Un murmure assourdissant et permanent.

Celui qui envahit les villes et les esprits.
Celui qui arpente les rues en silence.
Celui qui vit dans chaque tête.

Le murmure assourdissant et permanent.

Comme un bruit parasite à l’intérieur.

Un bruit qui t’épuise.

Qui souffle à l’oreille de chacun :

Tu es mauvais.
Tu ne vaux rien.
Tu ne seras jamais assez bien.

Qui te répète encore et encore :

Tu es comme ça.
Et ça ne changera rien si tu changes.

Le murmure assourdissant et permanent.

Celui qui espère te voir tomber.

Qui te crie :

N’essaie pas de refaire l’histoire.
Tu n’y arriveras jamais.
C’est trop tard.
C’est foutu.
C’est déjà imprimé dans les mémoires.

Le murmure assourdissant et permanent.

Celui qui te fait croire :

qu’il n’y a pas de rédemption.

Pas de pardon.
Pas de rachat.
Pas de seconde chance.

Et le pire…

c’est que tu l’acceptes.

Tu le laisses entrer.

Et tu sais quoi ?

Qu’il aille se faire foutre.

 

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